Ladakh et « Reinvent Yourself »

Ladakh et « Reinvent Yourself »

Situation et contexte de la vallée de l’Indus.  

Le Ladakh, Inde du nord, région de l’Himalaya coincée entre le Tibet sous domination Chinoise de l’un, le Pakistan et le Cachemire de l’autre, à une altitude de plus de 3500 mètres, avec la population la moins peuplée de toute l’Inde, appelée les Ladakhpa, ou Ladakhi pour les occidentaux, est une région du monde qui attire bon nombre de curieux, voyageurs et randonneurs.
Cette terre attire aussi certains passionnés de la moto sur les routes depuis Srinagar ou Manali avec l’une des routes les plus hautes du monde. D’autres voyageurs du monde entier s’y rendent pour se retirer de la modernité et du quotidien, afin de laisser place à la méditation ou à la vie monastique tibétaine, certains y reste des mois, d’autres le temps de faire un break. Pour ma part se fut simplement le thermomètre du reste de l’Inde à cette période de l’année ( mai – juin ) qui m’a poussé à monter dans l’Himalaya. J’ai concentré mon trajet et le film dans la vallée de l’Indus. La richesse culturelle bouddhiste y est préservée et très riche, on appelle aussi cette région «  La terre du Dalaï-lama. Un festival Tibétain s’y déroulait dans un petit village pendant mon passage, idéal donc pour y poser mon sac et sortir ma caméra afin de réaliser un nouveau projet.

 

Le poème, le film « Reinvent Yourself » et l’impérmanence:

N’ayant pas trouver de voix-off satisfaisante et qui correspondait à mon idée, je suis revenu sur les textes lus par ‪Tom O’Bedlam‬ comme pour mon film « Your life is your life« .

Je n’avais pas vraiment d’idée de ce que j’allais filmer sur place, ce que j’allais y faire. Je voulais refaire un film avec une voix-off et un poème sur la base des œuvres de Charles Bukowski mais cette fois beaucoup plus rythmé. Pour ceux qui ne connaissent pas Bukowski, il s’agit d’un poète et écrivain américain mort en 1994, il a écrit pas moins de milles poèmes, six romans et environ une soixantaine de livres. Wikipedia à propos de Charles Bukowski.

Mon choix s’est porté sur l’un de ses poèmes intitulé «  No leaders  ». C’est devenu une source d’inspiration pour le titre du film et pour le montage. Il s’apprête très bien à la philosophie de certains Ladakhis et a un trait caractéristique de la philosophie tibétaine. Si on interprète le poème qui souligne le fait de se réinventer, d’accepter ce qui est, et de ne pas rester dans le même bourbier «  don’t swim in the same slough  », on y trouve des similitudes avec ce que je voyais sur place au Ladakh et des discussions que j’ai eu avec certains locaux. Vivant personnellement une transition sur certains points personnels dans ma vie avant et pendant ce voyage, j’ai rencontré un jeune homme bouddhiste qui me parla un soir de l’impermanence, qui est par définition un aiguillon qui incite le pratiquant à profiter de cette vie présente pour faire des choses saines, constructives et positives. On part aussi du principe que tout est transitoire et donc impermanent, tout change, tout se détruit et se reconstruit, et donc accepter que tout est ainsi. Je découvrais alors pendant ce voyage la définition de ce mot.

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Le film commence donc avec des plans sur une tradition tibétaine dont j’ai eu la chance d’assister par hasard dans un temple: La réalisation d’un mandala de sable. Cet art est considéré par les moines comme une pratique spirituelle, une fois fini il est détruit afin de montrer que tout est éphémère. La population au Ladakh, elle, vit avec la spiritualité, tout le temps, le bouddhisme est présent partout, et l’acceptation que tout est impérmanant bien accepté et bien ancré dans les esprits.

Les roues à prières, elles sont utilisées partout au Ladakh et au Tibet pour prier à longueur de journée. On peut y voir aussi « l’éternel mouvement du cycle des renaissances (ou karma) »selon le bouddhisme, mais ce n’est que mon interprétation.

 

Le trajet au Ladakh:

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Pour ce projet, j’ai simplement eu un point de chute à Leh grâce à un vol interne avec Air India depuis New Delhi. J’ai visité les alentours, pris mon temps les trois premiers jours sans faire de gros efforts physiques pour éviter un MAM ( le mal des montagnes )En effet quand vous arrivez à Leh vous êtes directement à 3500 mètres d’altitude. Après Leh je suis allé vers l’ouest de Leh vers les monastères de Thiksey, Hemis, et la ville de Karu. Je suis ensuite revenu sur Leh avant de partir vers Nurla et m’arrêter à Tingmosgang où se déroulait en mai dernier, un festival tibétain. Les femmes s’y rendent pour certaines en costume traditionnelle, et beaucoup de Ladakhis montent au monastère pour y faire des offrandes, prier et festoyer. Le village de Tingmosgang est très calme et est un très bon point de chute pour découvrir la vie Ladakhi dans les villages. Puis j’ai terminé mon voyage en partant vers Lamayuru et en faisant une halte dans le petit oasis d’Alchi.

 

Une bonne adresse à Leh?

Jigmet Guest house:

https://fr.tripadvisor.ch/Hotel_Review-g297625-d1545161-Reviews-Jigmet_Guest_House-Leh_Ladakh_Jammu_and_Kashmir.html

A Leh pas besoins de chercher longtemps pour trouver une Guest House, il y a partout et même en dehors du centre ville.( adresse pour des budgets allant de 10 à 20 dollars la nuit ), l’établissement est en deux partie. Une partie est un hôtel, l’autre une Guest house plus simple. Eau chaude et électricité disponible, la Guest House est tenue par Jigmet depuis des années et l’adresse est une valeur sûre avec une bonne équipe, un restaurant est également ouvert le matin et le soir.

Une bonne adresse à Lamayuru:

Quand vous arrivez à Lamayuru, sur la route principale qui va sur Srinagar, en face de l’arrêt de bus, il y a une boutique avec une fille qui tient le commerce. Sa famille tient une Guest House ( dont j’ai oublié le nom ) à quelques mètres au dessus sur la droite, qui donne sur la route…il y a un torrent qui forme une petite cascade qui coule le bord de leur maison. On accéde à leur maisons par un escalier. Vous pouvez demander à la boutique une chambre. Les repas se font avec la famille, les chambres sont très propres et cela vous en coûtera 10 à 15 chf, c’est l’occasion de voir une véritable cuisine Ladakhi et de rester dans une famille. La mère est exceptionnelle et très à l’écoute. Je conseille vivement cette Guest House, la famille est relativement pauvre, doit gérer à la fois la Guest House, la boutique et le travail aux champs.

  ladakh4   Rester chez l’habitant dans le village d ‘Alchi?

Dans ce village le centre est rempli d’hôtels, pas la peine de chercher longtemps pour y trouver un minimum de confort, par contre sur la route si vous n’êtes pas trop difficile il y a une Guest House : «  Choksor hôtel  » pour les petits budget. Je m’y suis arrêté non pas pour une question de budget mais parce que j’étais épuisé. Je suis arrivé dans le village à pied avec mes sacs depuis un arrêt improvisé en bus depuis la route principale. La nourriture est bio, végétarienne et provient des champs du village. L’établissement dispose d’une pièce de méditation, le fils est très gentil et aime parler avec ses hôtes, il est dentiste mais s’occupe de la Guest House.
Ses parents sont à l’écoute aussi si vous avez besoins de quelque chose. La literie est propre, par contre pour le reste c’est basique. Quand j’y suis passé ( mai 2016 ) les chambres avaient été laissées un peu à l’abandon car la haute saison touristique n’avait pas encore débuté. En principe ça reste une bonne adresse et surtout, vous êtes avec les locaux dans le village.

  https://www.google.ch/search?q=Hotel+Alchi+Choskor&biw=1719&bih=893&ei=O_7GV-yPG4fuUNSjmIgB&start=0&sa=N    

    Article écrit par Nicolas Bailleul    

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