8 choses à savoir pour celui qui filme et photographie en voyage

8 choses à savoir pour celui qui filme et photographie en voyage

Ces conseils sont donnés à titre d’exemple, ils ne remplacent pas un workflow pour un tournage de cinéma, ou pour un documentaire avec tout ce que cela implique ( pré-production, réalisation, prises de contacts au préalable ect ) Cet article donne des conseils de bon sens une fois sur place, si vous voyagez seul et que vous produisez vous même un court métrage, un film ou un reportage photo. Cela peut être utile à ceux et celle qui n’ont pas voyagé beaucoup et qui auraient ce type de projet.  Cet article peut également servir à tout ceux qui font de la photographie pro ou amateur durant un voyage.   

 

 1) Le respect de l’autre:

Ça me semble évident, ne pas photographier quelqu’un sans demander avant… Certes dans certains pays et selon l’endroit où vous êtes, si c’est complètement perdus, loin des touristes, les locaux peuvent apprécier qu’on les prennent en photo ou en vidéo, la demande au préalable ne se fait pas toujours. Si c’est le cas, montrez leur le résultat sur votre écran LCD par la suite. La moindre des choses est donc de demander avant de faire un portrait ou un plan rapproché, si la personne refuse, vous n’insistez pas. Si ce sont des enfants , demandez aux parents avant si ils sont d’accord, avec un geste, un mime, vous aurez votre réponse assez rapidement. Pour ce qui est des droits d’auteur et la diffusion par la suite, vous devez savoir ce que vous faites quand vous diffusez, surtout si c’est à but lucratif. 

 

 2) Jamais d’échanges d’argent contre une vidéo ou une photo:

Encore pire, ceux qui monnayent et proposent de l’argent aux gens contre une photo ou une séquence. De un, ce n’est pas très moral, de deux, certains locaux ou ethnie pourraient s’habituer à ce genre de pratiques pour en faire un véritable petit commerce auprès des touristes, tout le monde sera perdant au final, l’image du pays sera ternis et votre shoot sans âme. 

La photo en voyage

 

 3) Dans les endroits pauvres,  je ne me promène pas aux yeux de tous, avec mon boîtier à 1000/2000 dollars et mon stick go pro:

C’est discutable bien sur. Pour ma part, je fais partie de ceux qui ne montre pas l’appareil partout, n’importe quand… ça peut choquer certaines personnes d’arriver dans un village souriant avec un boîtier Canon ou Nikon autours du coup…surtout si vous avez la panoplie du » cadreur steadicameur » qui va avec, ça peut choquer voir faire peur, mais ça peut aussi attirer des gens vers vous…Antoine de Maximi, lui par exemple, ne s’embête pas avec cela puisqu’il n’aurait rien à ramener en rushs pour son reportage. Il a eu, à plusieurs reprises des problèmes avec certaines rencontres, puisqu’il filme en continu des gens qui n’ont rien demandés, dans un contexte parfois malsain ou compliqué ( pauvreté, mendicité, gens alcoolisés ou drogués ), ça peut vite déraper. Vous serez aussi responsable si quelque chose vous arrive, quand on se fait discret, la plupart du temps, il ne vous arrive rien.

Bien sûr, ne pas avoir le boîtier ou votre caméra à portée de main, parfois c’est très problématique, j’ai raté pas mal de plans et de belles séquences en ayant rangé l’appareil tranquillement au fond du sac à dos. C’est donc discutable mais ce paragraphe est valable pour celui qui a une go pro avec un stick, le stick peut en énerver plus d’un, certaines populations peuvent même avoir peur de ce genre de matériel, pour pleins de raisons ( différente culture, contexte ect )…  

 

4) Repérer les endroits pour les timelaps:

Si vous faites des timeslaps de coucher ou de lever de soleil , alors il est utile de repérer pendant votre ballade la journée, les endroits propices aux beaux cadrages pour ce genre de séquences. Le secret est d’analyser l’environnement au préalable. Si c’est  possible,  repérez si il y a beaucoup de circulation autours selon l’angle choisi. Une personne ou deux devant l’objectif pendant votre timelaps et vous pouvez recommencer le lendemain. C’est souvent compliqué pour les couchers de soleil, car il se peut que vous vous retrouviez dans le noir assez rapidement, et que le retour vers votre Guest House s’avère compliqué. Pour la lumière, tout dépend de la région, du pays, des cultures, des saisons, à vous d’analyser tout cela avant !

  les timelaps en voyage

 

5) Lâcher le guide:

Au bout d’un moment si vous voulez de l’originalité, il faut sortir des sentiers classiques et pas forcément loin des villes, mais loin des guides et offices de tourisme. A vous de sentir si vous êtes apte à bouger seul, sans un guide, selon le pays, le contexte, votre personnalité et la barrière de la langue. S’aventurer n’importe où après avoir pris un seul et unique renseignement chez le voisin du village, peut être risqué.
Vous êtes loin, à l’autre bout du monde, les locaux ont l’habitude, vous non et vous ne réagirez pas comme eux réagiraient face à une situation critique. Parfois les locaux ne se rendent pas compte des habitudes de chacun et des différences culturelles. La meilleure chose est de prendre plusieurs référents pour être sûr qu’il n’y a pas de confusions. J’ai eu souvent ce genre de phrases : «  Pas de problème pour les serpents ici », résultat quelques km après vous êtes face à face avec un serpent énorme et vous ne savez pas quoi faire… donc toujours prendre plusieurs références si possible si vous êtes loin de guides, offices, hôtels. Bien sur, prendre encore plus de précautions quand les hôpitaux digne de ce nom, sont à plusieurs jours de routes. 

Guide de voyage

 

6) Visiter les villes de taille moyenne:

Deuxième chose, aller dans les villes moyennes est une bonne solution, c’est souvent là où vous faites le plus de rencontres avec des locaux et où un sujet peut être développé. Vous pouvez aussi tomber sur des lieux extraordinaires que les touristes ne visitent pas,qui ont gardés toute leur âme et leur authenticité. Si la plupart des étrangers ne vont pas là, c’est soit qu’il y a peu d’infrastructure hôtelière ou encore peu de lieux touristiques adaptés. Du coup, la population locale n’a pas l’habitude de voir un étranger passer, et c’est là que cela devient intéressant. Dans les villages, cela dépend mais, vous êtes face, à une population selon le pays, qui est restreinte et parfois, qui n’a pas accès à l’éducation, vous serez souvent confronté à l’ incompréhension de la langue, à une conversation limitée. Dans les villes moyennes par contre, vous trouverez toujours quelqu’un qui parle un peu anglais…du moins en cherchant un peu. Ce ne sont donc pas des endroits à laisser de côté pour vos sujets, que ce soit en photographie ou en vidéo.   

 

 7) Étudier les cartes via Google Earth:

Internet est une très bonne source pour faire des recherches de lieux à visiter, et donc propice au tournage et à la photographie. En effet les outils comme la visite virtuelle ( google street view ) peut être utile, même si tout n’est pas accessible via Street view, ça peut aider dans certains cas, vous avez également les images postées par les internautes qui peuvent être d’une grande aide. J’ai souvent trouvé des endroits magnifiques en travaillant exclusivement avec Google Map. Vous pouvez toujours compléter vos recherches avec un forum de voyages connu ou spécialisé dans le pays dans lequel vous voyagez, afin de valider vos recherches et vos idées.

  Voyager avec google earth

 

 

 8) S’imprégner des lieux et repérer les ambiances, les couleurs , les atmosphères :

Si vous avez déjà votre film en tête et en partie le son que vous allez mettre en fond ( et une bonne pré production ), je peux vous assurer que tout sera plus facile. Pas de techniques ici, juste du feeling…lâchez un peu votre appareil, c’est essentiel, impossible de faire quelque chose de beau si vous même, vous vous n’êtes pas imprégné de l’atmosphère et des environs… Bien sur cela dépend du type de film que vous faites, mais ça me semble évident de le rappeler, lâchez votre matériel, prenez le temps et vivez l’instant. Une bonne solution est aussi de rester longtemps à un endroit. Si vous avez le temps dans un voyage cela vous permet de connaître du monde et avoir des sujets à traiter.
Il est intéressant aussi de repérer des atmosphères, par exemple, la brume du matin, observer alors comment elle se comporte, ou encore quelle lumière vous avez au matin près de votre hôtel, comment la traiter dans votre séquences etc. Vous devez vous poser ce genre de questions. Et n’oubliez pas le son, si vous travaillez avec des micros, là aussi vous allez devoir parfois vous déplacer à une heure précise, à un endroit précis pour enregistrer un son qui vous sera utile dans votre film. 

 

Article écrit par Nicolas Bailleul

 

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